{"id":1428,"date":"2018-07-24T16:18:57","date_gmt":"2018-07-24T14:18:57","guid":{"rendered":"http:\/\/www.jctardivo.com\/galerie\/?page_id=1428"},"modified":"2018-07-25T12:17:59","modified_gmt":"2018-07-25T10:17:59","slug":"martine-gasnier","status":"publish","type":"page","link":"http:\/\/www.jctardivo.com\/galerie\/martine-gasnier\/","title":{"rendered":"Martine GASNIER"},"content":{"rendered":"<p>Jamais \u0153uvre picturale ne me parut aussi r\u00e9jouissante. C&rsquo;est que TARDIVO les a longuement c\u00f4toy\u00e9es ces femmes devenues aujourd&rsquo;hui des \u00a0\u00bb nanas \u00a0\u00bb apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 \u00a0\u00bb V\u00e9nus \u00a0\u00bb des origines puis \u00a0\u00bb bonnes femmes \u00ab\u00a0. De toile, de carton ou bien encore \u00a0\u00bb mises en bo\u00eete \u00ab\u00a0, elles s&rsquo;offrent \u00e0 nous d\u00e9sormais sans complexes, lib\u00e9r\u00e9es du souci de l&rsquo;apparence si cher \u00e0 notre temps. Vous ne les verrez pas d\u00e9filer sur un podium, sylphides \u00e0 la d\u00e9marche compos\u00e9e, au sourire \u00e0 peine esquiss\u00e9, drap\u00e9es dans leur inaccessibilit\u00e9. Non, les femmes de l&rsquo;artiste arborent des tenues o\u00f9 s&rsquo;orchestrent, en un savant m\u00e9lange, carreaux, pois et rayures, dentelles et collants laineux, le tout couronn\u00e9 par des seins qui ignorent la silicone, des seins inattendus qui \u00e9mergent des v\u00eatements m\u00eame, des seins comme des \u00e9tendards en quelque sorte. Et puis il y a les compagnons de ces nanas ; oiseaux au regard humain qui charment et b\u00e9cotent, poissons rouges parfois bip\u00e8des et chiens, pas de ceux que l&rsquo;on acquiert avec label, non, mais des chiens noirs de poil et courts sur pattes, des b\u00e2tards qui ressemblent \u00e0 leurs ma\u00eetresses. Et lorsque les enfants paraissent, ils se font poup\u00e9es de chiffon, tout doux, un vrai bonheur. TARDIVO nous invite simplement \u00e0 une vie pleine d&rsquo;inattendus, loin des codes et des faux semblants.<\/p>\n<p>Martine GASNIER<br \/>\nSeptembre 2004<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Les femmes de TARDIVO<\/strong><\/p>\n<p>Tardivo aime les femmes, depuis longtemps, des mill\u00e9naires peut-\u00eatre, quand il a crois\u00e9 V\u00e9nus au d\u00e9tour d&rsquo;un mus\u00e9e et l&rsquo;a prise pour mod\u00e8le. N&rsquo;allez pas croire qu&rsquo;il s&rsquo;agissait du sex symbole gr\u00e9coromain, celle qu&rsquo;il peignit n&rsquo;\u00e9tait autre qu&rsquo;une de ces idoles primitives exhibant seins, hanches et ventre comme les attributs d&rsquo;une f\u00e9condit\u00e9 incontournable qui deviendrait sa seule raison d&rsquo;\u00eatre. Ces femmes l\u00e0 \u00e9taient sans histoires, sans \u00e2mes m\u00eame, et les hommes pensaient sans doute qu&rsquo;elles le resteraient. Le peintre, lui, s&rsquo;aper\u00e7ut bien vite qu&rsquo;elles avaient d&rsquo;autres pr\u00e9tentions et se mit \u00e0 les d\u00e9cliner: libertines, rivales ou esseul\u00e9es, voil\u00e0 qu&rsquo;elles prenaient le chemin de la f\u00e9minit\u00e9 pour entra\u00eener l&rsquo;artiste jusqu&rsquo;\u00e0 Lemnos o\u00f9 il les aida, qui sait, \u00e0 tuer leurs maris infid\u00e8les. Apr\u00e8s quoi, il se reposa en construisant des demeures pour y enfermer celles qui deviendraient pour toujours des muses. Elles \u00e9taient alors suspendues dans une sorte d&rsquo;\u00e9ternit\u00e9, tranquilles certes, mais inaccessibles. Tardivo un jour, en eut assez et regarda autour de lui les femmes qui allaient et venaient simples et quotidiennes, celles de sa famille sans doute, grand-m\u00e8re, cousine, tante, des \u00abbonnes femmes\u00bb en somme habill\u00e9es comme vous et moi, enfin si vous n&rsquo;\u00eates pas de celles que l&rsquo;on dit chochottes, et si vous avez v\u00e9cu \u00e0 la campagne des soir\u00e9es de bavardages entre voisines, l&rsquo;\u00e9t\u00e9 quand il fait beau et que les enfants s&rsquo;endorment tard. Ce temps perdu, ces images gard\u00e9es dans un coin du c\u0153ur pour affronter la vie, ces femmes surtout, gardiennes de l&rsquo;enfance, allaient, en une ultime \u00e9tape donner le jour \u00e0 ces \u00ab nanas\u00bb que l&rsquo;artiste c\u00f4toie avec bonheur. De toile, de carton ou bien encore \u00ab mises en bo\u00eete \u00bb, elles s&rsquo;offrent \u00e0 nous d\u00e9sormais sans complexes, lib\u00e9r\u00e9es du souci de l&rsquo;apparence si cher \u00e0 notre temps. Vous ne les verrez pas d\u00e9filer sur un podium, sylphides \u00e0 la d\u00e9marche compos\u00e9e, au sourire \u00e0 peine esquiss\u00e9, drap\u00e9es dans leur inaccessibilit\u00e9. Non, les femmes de l&rsquo;artiste arborent des tenues o\u00f9 s&rsquo;orchestrent, en un savant m\u00e9lange, carreaux, pois et rayures, dentelles et collants laineux, le tout couronn\u00e9 par des seins qui ignorent la silicone, des seins inattendus qui \u00e9mergent des v\u00eatements m\u00eames, des seins comme des \u00e9tendards en quelque sorte. Et puis il y a les compagnons de ces nanas; oiseaux au regard humain qui charment et b\u00e9cotent, poissons rouges parfois bip\u00e8des et chiens, pas de ceux que l&rsquo;on acquiert avec label non, mais des chiens noirs de poil et courts sur pattes, des b\u00e2tards qui ressemblent \u00e0 leurs ma\u00eetresses. Et lorsque les enfants paraissent, ils se font poup\u00e9es de chiffon, tout doux, un vrai bonheur que le temps n&rsquo;ab\u00eemera pas. L&rsquo;univers f\u00e9minin que nous propose Tardivo se situe bien loin des codes et des faux semblants. Il nous parle seulement de tendresse, de celle que l&rsquo;on voudrait surprendre plus souvent dans le regard de passantes anonymes, de celle que nous offre les animaux install\u00e9s \u00e0 la maison pour nous tenir compagnie, en un muet dialogue, mais l&rsquo;univers du peintre nous parle plus encore de lui. Ces femmes tellement r\u00e9jouissantes, ces sc\u00e8nes si dr\u00f4les et touchantes \u00e0 la fois sont l&rsquo;\u0153uvre d&rsquo;un homme g\u00e9n\u00e9reux dont le sourire en dit long. Ne comptez pas sur lui pour les \u00e9lucubrations esth\u00e9tisantes, il n&rsquo;a rien d&rsquo;un songe-creux. Tardivo ne parle que de peinture, de la vraie de celle qui nous embarque pour ailleurs. \u00c9coutez-le et, si vous \u00eates femme, glissez-vous parmi ses \u00ab nanas \u00bb vous vous en porterez mieux!<\/p>\n<p>Martine GASNIER<br \/>\n2005<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Jamais \u0153uvre picturale ne me parut aussi r\u00e9jouissante. C&rsquo;est que TARDIVO les a longuement c\u00f4toy\u00e9es ces femmes devenues aujourd&rsquo;hui des \u00a0\u00bb nanas \u00a0\u00bb apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 \u00a0\u00bb V\u00e9nus \u00a0\u00bb des origines puis \u00a0\u00bb bonnes femmes \u00ab\u00a0. De toile, de carton ou bien encore \u00a0\u00bb mises en bo\u00eete \u00ab\u00a0, elles s&rsquo;offrent \u00e0 nous d\u00e9sormais sans complexes, [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"class_list":["post-1428","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.jctardivo.com\/galerie\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1428","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.jctardivo.com\/galerie\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.jctardivo.com\/galerie\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.jctardivo.com\/galerie\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.jctardivo.com\/galerie\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1428"}],"version-history":[{"count":1,"href":"http:\/\/www.jctardivo.com\/galerie\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1428\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1429,"href":"http:\/\/www.jctardivo.com\/galerie\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1428\/revisions\/1429"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.jctardivo.com\/galerie\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1428"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}